Samedi 3 mai 2008

Les énergies renouvelables en quelques mots

Les énergies dites renouvelables (ER) utilisent des flux inépuisables d'énergies d'origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale...). Ces énergies de l'avenir ne couvrent encore que 20% de la consommation mondiale d'électricité en notant que l'hydroélectricité représente 92,5% de l'électricité issue des ER (biomasse 5,5%, géothermie 1,5%, éolien 0,5% et le solaire 0,05 %).
Ainsi, la capacité totale de production d’électricité issue d’énergies renouvelables (hors grande hydraulique) s’élève à 160 gigawatts (GW), soit 4% de la capacité mondiale du secteur énergétique. Les pays en développement produisent 44% de cette capacité, soit 70 GW (REN21, 11/2005).

Au niveau des investissements, ce sont quelque 30 milliards de dollars qui ont profité aux énergies renouvelables à travers le monde en 2004 (hors large hydraulique), un chiffre qui soutient la comparaison avec l’investissement réalisé dans le secteur des énergies classiques atteignant approximativement 150 milliards de dollars. Notons que l’engagement financier destiné à la grande hydraulique correspond à 20-25 milliards de dollars supplémentaires, principalement dans les pays en développement (REN21, 11/2005).

La technologie énergétique affichant la croissance la plus rapide au monde est l’énergie solaire photovoltaïque connectée au réseau (PV), laquelle a augmenté sa capacité actuelle de 60% par an entre 2000 et 2004 pour couvrir plus de 400 000 toits au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis. La deuxième place revient à la capacité de l’énergie éolienne avec une augmentation de 28% par an, l’Allemagne totalisant à elle seule près de 17 GW installés depuis 2004 (REN21, 11/2005).

Notons enfin que les emplois directs issus de la production d’énergies renouvelables, des interventions et de la maintenance ont dépassé la barre des 1,7 million en 2004, dont 0,9 million rien que pour la production de biocarburants (REN21, 11/2005).

Les énergies renouvelables et tout particulièrement la petite hydraulique, la biomasse et le PV solaire, fournissent de l’énergie électrique, de la chaleur, de la force motrice et un approvisionnement en eau à des dizaines de millions de personnes dans les zones rurales de pays en développement. Elles desservent ainsi l’agriculture, des petites industries, des foyers, des écoles et comblent d’autres besoins communautaires.

L'utilisation de ces énergies n'est pas récente (moulins, feu de bois, thermes...) et nous présenterons ici uniquement les "énergies nouvelles" (ENR) celles qui sont virtuellement inépuisables, très peu polluantes et qui bénéficient d'avancées technologiques et de processsus de développement depuis les années 70.
Photo : Centrale solaire de La Réunion
crédit : www.regionreunion.com
par Vernet Energies
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Samedi 26 avril 2008


Nous tenons à vous informer, que notre équipe vient de créer l'association "VERNET ENERGIES". Dès que l'association sera officiellement déclarée, nous mettrons en place un site web et un petit édito qui sera publié trimestriellement pour ceux qui n'ont pas internet, afin d'être informé au mieux des projets en cours.

VOUS COMPTANT PARMIS NOUS TRES PROCHAINEMENT


par Vernet Energies
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Mardi 22 avril 2008

ENERGIES RENOUVELABLES VERSUS ENERGIES FOSSILES

Une source d'énergie est dite renouvelable si le fait de l'utiliser ne limite pas son utilisation future.
Compte tenu de la consommation actuelle, les réserves mondiales prouvées d'énergies fossiles s'élèveraient à :

  • 228 ans de charbon
  • 66 ans de gaz naturel
  • 60 ans d’uranium
  • 45 ans de pétrole.


Pour le soleil et ses dérivés, le vent et le cycle de l’eau,
les estimations sont d’environ 6 milliards d’années.

Que doit-on développer pour préserver la planète ?

Parallèllement, les énergies renouvelables sont une réponse à une bonne politique d'aménagement du territoire et de développement durable :

  • Elles participent à la sécurité d'approvisionnement et à l'indépendance énergétique
  • Disséminées sur tout le territoire, elles évitent également les lignes à très haute tension
  • Elles impliquent des investissements importants qui ne peuvent s'inscrire que dans la durée
  • Elles sont particulièrement créatrices d'emplois.



ENERGIES RENOUVELABLES VERSUS ENERGIE NUCLEAIRE

La France dispose d'installations nucléaires particulièrement sûres. Mais que faire des déchets pendant les 20.000 (vingt mille) ans de leur durée de vie ? Où, comment, et à quel prix les conserver et les éliminer ? A quel coût éaluer le démantèlement inéluctable des installations nucléaires ?

par Vernet Energies
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Mardi 22 avril 2008
Nicolas Stern reconnaît avoir « gravement sous-estimé » l’ampleur
 des risques climatiques
18 avril 2008

« Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide. » Nicolas Stern remet en cause les objectifs fixés par son rapport pour la réduction des gaz a effet de serre, les jugeant désormais insuffisants.

James Murray, BusinessGreen, 17 avril 2008

Nicholas Stern a laissé entendre hier que les efforts de l’Europe et du Royaume-Uni pour réduire les émissions de carbone pourraient se révéler bien en deçà de ce qui est requis, après avoir admis qu’il avait « gravement sous-estimé l’ampleur des dommages et des risques du changement climatique », dans son rapport publié en 2006.

Le rapport Stern a été largement utilisé par le gouvernement britannique pour déterminer sa politique sur le changement climatique. Les ministres ont souvent utilisé ses conclusions, rappelant qu’il serait plus rentable de réduire les émissions dès aujourd’hui plutôt que de tenter de s’adapter au réchauffement.

Le rapport affirmait que les émissions devront être réduites d’au moins 25% au-dessous des niveaux actuels, pour permettre d’éviter une dangereuse élévation de la température de plus de deux degrés - scénario qui, selon ce document, déclencherait une crise économique de l’ampleur de la Grande Dépression. Une telle réduction nécessiterait une baisse des émissions dans les pays développés de l’ordre de 60%, cible que le gouvernement a adoptée dans le cadre de son projet de loi sur les changements climatiques.

Mais lors d’un entretien accordé hier à l’agence Reuters, M. Stern a admis que le rapport sous-estimait l’ampleur et le rythme des changements climatiques et a exhorté les hommes politiques à intensifier leur action pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

M. Stern déclare que les derniers résultats des recherches sur le climat montrent que non seulement les émissions ont augmenté plus rapidement que prévu, mais aussi que la capacité de la terre à absorber le dioxyde de carbone dans ce qu’on appelle des puits de carbone se détériore plus rapidement que ce qui avait été estimé.

« Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide, » observe-t-il.

M. Stern ajoute que pour minimiser les risques d’un changement climatique dangereux, l’objectif initial pour les émissions devrait être multiplié par deux, avec une réduction mondiale de 50% en 2050. Il précise que pour atteindre un tel objectif, il faudrait que les États-Unis réduisent leurs émissions de 90% d’ici là.

Les Amis de la Terre se sont félicités de la nouvelle position prise par M. Stern, qui devrait avoir pour effet d’augmenter la pression sur le gouvernement pour qu’il fixe une cible de réduction des émissions plus exigeante dans le cadre du projet de loi les changements climatiques.

« Lord Stern est à juste titre en faveur d’une énorme accélération dans les efforts visant à lutter contre le changement climatique », déclare Tony Juniper, le directeur exécutif des Amis de la Terre. « Le gouvernement britannique a un besoin urgent d’augmenter les investissements dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables et de renforcer le projet de loi sur les changements climatiques pour y inclure l’objectif de 80% de réduction des émissions de dioxyde de carbone d’ici 2050. »

Le Premier ministre Gordon Brown a déclaré que le nouveau comité chargé du changement climatique procédera à un examen de la cible de 60% et devra recommander si elle doit ou non être modifiée.

Les déclarations de Lord Stern interviennent au lendemain de la publication des résultats d’une équipe d’océanographes Britanniques et Finnois qui, utilisant un nouveau modèle informatique, ont prédit que le niveau de la mer pourrait monter de 0,8 m à 1,5 m d’ici la fin de ce siècle.

Les recherches entreprises par le Proudman Oceanographic Laboratory suggèrent que les estimations du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur les Changements Climatiques des Nations unies prévoyant que le niveau des mers devrait s’élever à entre 28cm et 43cm sont bien trop prudentes.


Publication originale Business Green, traduction Contre Info

Illustration : Nicolas Stern

par Vernet Energies
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Mardi 22 avril 2008
James Hansen : l’objectif actuel de CO2 est dramatiquement trop élevé
10 avril 2008

James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA, publie une nouvelle étude montrant que l’objectif actuel de concentration de CO2 dans l’atmosphère, soit 550 ppm, provoquerait à terme un réchauffement de 6° de la planète. Si nous atteignons 450 ppm, alerte-t-il, nous assiterons alors à la disparition totale des glaces et à une élévation de plusieurs dizaines de mètres du niveau des mers. Pour Hansen, l’objectif raisonnable pour préserver la planète est de 350 ppm. Nous en sommes déjà à 380.

Par Ed Pilkington, The Guardian, 7 avril 2008

James Hansen, l’un des principaux scientifiques mondiaux dans le domaine climat avertit aujourd’hui que l’Union Européenne et ses partenaires internationaux doivent de toute urgence repenser les objectifs de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. M. Hansen craint qu’ils n’aient grossièrement sous-estimé l’ampleur du problème.

Effectuant une inquiétante réévaluation de la menace que représente le CO2, James Hansen, le responsable du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa à New York, appelle à une forte réduction des limites de ce gaz à effet de serre.

M. Hansen affirme que l’objectif européen de 550 parties par million de C02 - le plus stricte au monde - devrait être révisé à 350ppm. Il affirme que cette réduction est nécessaire si « l’humanité veut conserver une planète semblable à celle sur laquelle la civilisation s’est développée ». La version finale du document publié par Hansen et huit autres climatologues, est disponible aujourd’hui sur le site Internet arXiv.org. Plutôt que d’utiliser des modèles théoriques pour estimer la variabilité du climat, lui et son équipe se sont attachés aux preuves fournies par l’histoire de la Terre, qui disent-ils donne une image beaucoup plus précise.

Les scientifiques ont étudié des échantillons de carottes prélevées sur le fond de l’océan, ce qui permet de reconstituer les niveaux de C02 sur une échelle de plusieurs millions d’années. Ces relevés montrent que lorsque le monde a commencé à se refroidir au début de la période glaciaire environ 35 millions d’années de cela, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était alors d’environ 450 ppm.

« Si nous conservons ce niveau de 450ppm suffisamment longtemps, il va probablement entraîner la fonte de toute la glace - ce qui déclencherait une montée du niveau de la mer de 75 mètres. Ce que nous avons observé, c’est que l’objectif que nous avons déterminé ensemble provoquerait un désastre - un désastre garanti », a déclaré au Guardian M. Hansen.

À des niveaux aussi élevés que 550ppm, la planète se réchaufferait de 6° Celsius, indiquent leurs travaux. Les estimations précédentes considéraient que le réchauffement induit à ce niveau là ne serait que de 3°.

M. Hansen est depuis longtemps l’une des figures marquantes de l’étude du changement climatique. Il fut l’un des premiers à attirer l’attention mondiale sur cette crise à l’occasion d’une audition devant le Congrès américain dans les années 1980.

Mais sa relation avec l’administration Bush a été plutôt glaciale. En 2005, il a accusé la Maison Blanche et la Nasa d’avoir tenter de le censurer. Il a régulièrement révisé son analyse de l’ampleur du réchauffement de la planète et lui-même a été l’un des architectes de la définition d’une cible à 450ppm de CO2. Mais aujourd’hui il déclare au Guardian qu’il se « rend compte que ce niveau était trop élevé. »

La raison fondamentale pour cette réévaluation a été motivée par ce qu’il appelle « la rétroaction lente » qui est à l’oeuvre dans des mécanismes qui ne deviennent pleinement compris qu’aujourd’hui. Ces mécanismes amplifient la hausse de température provoquée par l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre. Ainsi, la neige et la glace reflètent la lumière du soleil, et en fondant, elles laissent exposé au rayonnement solaire le sol qui lui absorbe plus de chaleur.

De ce fait, lorsque l’inlandsis recule, l’effet de réchauffement est aggravé. Les technologies d’observation par satellite devenues disponibles au cours des trois dernières années ont montré que les calottes glaciaires fondent beaucoup plus vite que prévu, avec les glaces du Groenland et de l’Antarctique de Ouest qui perdent de leur volume.

M. Hansen déclare qu’il considère maintenant comme « peu plausible » l’avis des nombreux climatologues qui estimaient que le recul des glaciers prendrait des milliers d’années. « Si l’on conserve le même rythme je ne vois pas comment l’Antarctique de l’Ouest pourrait survivre un siècle. Nous sommes devant une élévation du niveau des mers d’au moins deux mètres durant ce siècle. »

Cette révision des objectifs de CO2 devrait vraisemblablement susciter des critiques lui reprochant de mettre la barre à un niveau trop élevé. Face au gouvernement américain qui agit comme un frein à l’effort international, les militants de la cause du climat se battent encore pour obtenir que la cible soit 450ppm.

M. Hansen déclare que ses conclusions ne sont pas faites pour provoquer la désespérance. La bonne nouvelle, note-t-il, c’est que les réserves de combustible fossile ont été exagérées, et que les sources d’énergies alternatives devront être mises en place rapidement d’une manière ou d’une autre. D’autres mesures pourraient inclure un moratoire sur les centrales électriques à charbon qui permettrait de faire passer le taux de C02 en dessous de 400 ppm.

La position de M. Hansen devrait conduire à accroître la pression sur la Grande-Bretagne qui envisage de construire une nouvelle génération de centrales électriques à charbon. L’an dernier, il avait écrit à Gordon Brown, l’exhortant à bloquer la première de ces centrales. La Royal Society avait également fait au gouvernement des recommandations semblables.

par Vernet Energies
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Dimanche 13 avril 2008
Les bâtiments se tournent résolument vers l'avenir, au nom d'un double principe : mieux construire pour alléger la facture énergétique et rendre maisons et bureaux de plus en plus "communicants".



Trois « murs » solaires alimentent en énergie la Maison du tourisme et des Cévennes, à Alès.
© Y. Jautard


La maison du futur ? Solaire et autonome ! »On se pincerait presque pour vérifier qu'une faille spatio-temporelle ne vous a pas expédié d'une pichenette dans les années soixante-dix, à la belle époque des rêves écologistes. Mais non. Christophe Ménézo, coordonnateur de la thématique « Énergétique des systèmes solaires » au Centre de thermique de Lyon (Cethil) 1, vit de plain-pied dans le xxie siècle et brandit de solides arguments : « Vu le contexte international de la limitation des émissions de gaz à effet de serre et les incertitudes planant sur les ressources énergétiques fossiles, l'énergie solaire est forcément une solution d'avenir que l'on ne peut plus occulter en France pour répondre aux besoins en électricité, en chaleur et en froid de l'habitat ; et pour s'orienter vers une autonomie à l'échelle de la maison individuelle, du bâtiment collectif et tertiaire, sinon du quartier », tant il s'avère indispensable que le bâtiment ne se comporte plus en simple consommateur d'énergie mais progresse en sobriété et accède au rang de producteur. D'ailleurs, le 30 septembre 2005, le Cethil a inauguré un nouveau laboratoire commun avec EDF, baptisé « Bâtiments haute efficacité énergétique », entièrement dédié à une meilleure utilisation des différentes formes d'énergie et à la maîtrise des besoins.

Nul n'est prophète en son pays, refrain usé, mais une chose est sûre : l'habitat et le tertiaire sont responsables en France de la production d'environ 90 millions de tonnes de CO par an, sur un total de 385 millions de tonnes. Le plan « Climat 2004 » ambitionnant de diviser par quatre les rejets hexagonaux d'ici à 2050, renforcer la place du solaire et des autres énergies renouvelables sur – et sous – nos toits ne serait pas un luxe. Las, une grosse ombre, pour l'heure, plombe l'horizon : le maigre nombre des acteurs économiques concernés par le sujet, à tous les niveaux (conseillers, bureaux d'études, fabricants, installateursconstate Christophe Ménézo. Autre handicap, la vitesse poussive de renouvellement du parc immobilier (1 % par an), sachant qu'il est plus ardu de greffer du solaire sur du bâti existant que d'en adjoindre à du neuf. Quant à la motivation des décideurs… , fait observer Jean-Bernard Saulnier, directeur scientifique adjoint du département des Sciences pour l'ingénieur (SPI) du CNRS, en charge du dossier de l'Institut national de l'énergie solaire (Ines) et ce, malgré certaines incitations fiscales.

Les projets technologiques qui mitonnent pour concevoir un habitat « zéro énergie » (c'est-à-dire générant autant d'énergie qu'il en consomme ou ne consommant aucune énergie fossile), voire à « énergie nette positive » (produisant plus d'énergie que nécessaire) n'en mettent pas moins en appétit, qu'il s'agisse, d'abord, du solaire photovoltaïque dévolu à la production d'électricité 3 ou du solaire thermique 4 voué au rafraîchissement des bâtiments. « En vingt-cinq ans, le prix de revient du watt photovoltaïque a considérablement baissé. De plus de 100 euros en 1975, il est aujourd'hui tombé aux environs de 2 euros », rappelle Jean-Claude Muller, chargé de mission du département des Sciences et Technologies de l'information et de la communication (Stic) au programme Énergie du CNRS et ingénieur de recherche à l'Institut d'électronique du solide et des systèmes (Iness) 5. La voie technique et industrielle la plus avancée ? Le silicium cristallin, un matériau abondant sur Terre, parfaitement stable et non toxique qui a conquis plus de 93 % du marché. « L'avenir, concernant ces cellules dont les rendements 6 de conversion industriels atteignent 16 à 17 % sur de grandes surfaces, passera par une réduction de l'épaisseur des plaquettes et surtout des coûts », poursuit le même expert. À moins que le silicium ne passe tout bonnement la main…


Daniel Lincot, directeur adjoint de l'Irdep, tient à la main trois couches de semi-conducteurs constitués d'oxyde de zinc et de colorant organique, composants pour le solaire photovoltaïque.
© PIERRE, Xavier / CNRS Photothèque


Qui pour lui succéder ? Les cellules photovoltaïques « en couches minces » – des feuillets à base de diséléniure de cuivre et d'indium (CIS) de 2 micromètres d'épaisseur qui prennent la place d'épaisses tartines de silicium de 200 micromètres – ont déjà fait acte de candidature. « Grâce à cette technique, indique Daniel Lincot, directeur du Laboratoire d'électrochimie et de chimie analytique (Leca) 7 et directeur adjoint de l'Institut de recherche et de développement sur l'énergie photovoltaïque (Irdep) 8, on atteint des rendements en laboratoire d'environ 19 %, contre 25 % pour le silicium. Pour les modules photovoltaïques, des rendements de près de 12 % sont obtenus, qui se rapprochent des performances des modules au silicium polycristallin. L'avantage du CIS est une diminution potentielle des coûts, du fait d'une technologie en couches minces. La préparation de ces cellules par électrolyse, sur laquelle travaille l'Irdep, devrait permettre de nouveaux gains en la matière. » Léger problème : l'indium est rare sur Terre, mais en quantité largement suffisante pour permettre le développement massif de cette filière.

Deuxième challenger : les matériaux nanostructurés, encore au niveau de la validation des concepts. Sans oublier les polymères photovoltaïques, eux aussi « au stade des études fondamentales mais qui ont tout pour devenir une solution d'avenir séduisante et crédible », dit Jean-Bernard Saulnier. D'un coût de production raisonnable, dégradables (une vertu-clé au regard des impératifs du développement durable), faciles à manipuler parce que flexibles, ces semi-conducteurs exclusivement composés de matériaux organiques n'offrent pour l'heure qu'un rendement de 3-5 % et une durée de vie limitée à 500-1 000 heures. Mais à long terme, sous réserve de comprendre plus finement et de maîtriser leur mécanisme de vieillissement, on peut espérer les voir honorer leur contrat : produire 1 watt pour moins de 1 euro.

Même effervescence côté solaire thermique, tout l'effort visant à « doper le rendement des couches de verre piégeant la chaleur », explique Gérard Guarracino, à la tête du département « Génie civil et bâtiment » de l'École nationale des travaux publics de l'État. Et bonne nouvelle : les futurs capteurs thermiques ne seront plus d'un noir de mantille à faire pâlir même les plus verts. « Nous travaillons sur la couleur (gris, bleu foncé, vert...) pour moins “bloquer” les architectes et les aider à intégrer plus facilement le solaire dans la façade des bâtiments. »

Mais pourquoi ne pas faire d'une pierre deux, ou plutôt trois coups ? De fait, les bien nommés composants hybrides ­photovoltaïques-thermiques, alias les PV-T, poussent lentement mais sûrement leurs billes pour fournir simultanément électricité, chaleur et froid. Principe, malin, de ces capteurs multifonctionnels et opérationnels 12 mois sur 12 : récupérer, pour les rentabiliser, les 80 à 85 % de chaleur qui partent d'ordinaire aux oiseaux en les affectant à la ventilation des locaux et au chauffage de l'eau chaude sanitaire. Plusieurs prototypes sont en cours de développement.

C'est ce qui s'appelle pratiquer la « cogénération énergétique », voire la « tri-génération ». Car on creuse désormais l'idée de jumeler le concept à d'autres composants en valorisant la montée en ­tem­pérature des cellules à la belle ­saison pour produire de la fraîcheur à partir de chaleur. Autrement dit, de remplacer les compresseurs mécaniques par des machines frigorifiques exclusivement solaires et vingt fois moins énergivores. Troisième option, encore au stade expérimen­tal : le rafraîchissement par évaporation combiné au solaire. Quèsaco? Un système de déshumidification/­ réhumidification de l'air extérieur (l'humidité est évacuée par la chaleur produite par les capteurs solaires), afin de parvenir à un abaissement de la température de l'air entrant et un taux d'humidité satisfaisant constant à l'intérieur du bâtiment.

Voilà pour la production. Question stockage de l'électricité, « il faudra trouver, au-delà des vieilles batteries au plomb catastrophiques pour l'environnement, des moyens plus propres. De nouveaux accumulateurs prometteurs, au lithium, sont apparus », plaide Jean-Bernard Saulnier. Pour le froid et la chaleur, « la principale barrière reste la durée, poursuit Christophe Ménézo. Nous visons l'échelle de la semaine ou de la quinzaine, et non plus celle de la journée comme c'est le cas aujourd'hui via le stockage en ballon d'eau chaude, par exemple ». Pour cela, pourraient se distinguer « des composants qui intègrent des matériaux à changement de phase encapsulés dans les cloisons ou des procédés thermo-chimiques qui emmagasinent puis restituent la chaleur ou le froid sur commande ».

 

Pour s'affranchir des énergies fossiles, le solaire, par définition intermittent, ne sera pas seul aux commandes. Viendront l'épauler d'autres ­énergies alternatives et d'autres systèmes innovants : géothermie, biomasse, éolien, pile à combustible… Il faut s'attendre, par conséquent, à une floraison de puits canadiens ou provençaux, systèmes géothermiques reposant sur la relative inertie thermi­que du sol 9 et consistant à faire cheminer l'air destiné à la ventilation des habitations par un réseau de tuyaux enterrés qui se chargent soit de récupé­rer de la chaleur en hiver (le principe du puits canadien), soit de rafraîchir les locaux en été (sa dénomination provençale). Il faut compter aussi sur le renfort des « pieux énergétiques », des canalisations en U équipées de sondes géothermi­ques à l'intérieur desquelles circule de l'eau glyco­lée (additionnée d'antigel). De quoi, tout au long de la saison froide, puiser la chaleur ­emmagasinée dans le sol durant l'été et, inversement, profiter pendant les beaux jours de la fraîcheur stockée sous terre. Pas mal non plus, pour ventiler naturel­lement la maison sans consommer d'électricité, selon le site : la « cheminée solaire » 10, bien plus sobre qu'un engin mécanique quand le soleil est au rendez-vous, ou la « cheminée à vent » 11.

© Photos : CNRS-ENTPE Equiper les façades (à gauche) de capteurs solaires (à droite) : une solution d'avenir pour favoriser l'intégration des énergies renouvelables dans l'habitat et réduire ses dépenses énergétiques.


Toutes ces technologies devront-elles équiper une maison pour la rendre autonome ? Non, deux ou trois suffiront. En revanche, cette production multi-source « locale » devra être gérée efficacement par un système de contrôle-­commande intelligent connaissant les caractéristiques dynamiques de l'habitation pour anticiper ses besoins en chaleur, en fraîcheur et en électricité au gré des conditions climatiques intérieures et extérieures, et dialoguant avec l'ensemble des composants produisant et stockant l'énergie. , dit Jean-Bernard Saulnier. Autres stratagèmes pour brider les déperditions de chaleur et muscler l'isolation thermique : des zones tampons peu ou non chauffées (garage, cellier...) aménagées côté nord ; des bassins de récupération des eaux de pluie faisant baisser la température par évaporation ; des arbres plantés au sud pour ombrager la façade ; des poêles à bois et des inserts disposés au centre de la maison et associés à un réseau de récupération et de distribution de chaleur sous forme d'air ; des composants pariétodynamiques (murs, vitrages, doubles-façades…) favorisant la ventilation naturelle en cas de poussée du mercure et servant de récupérateur, éventuellement de stockeur de chaleur (pour les murs) quand la froidure sévit, etc.

Inutile de trop se ronger les ongles d'inquiétude en disséquant les oracles du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Des solutions fusent, supposant toutefois autant de tournants technologiques, sociologiques, architecturaux et politiques. Seule une vraie volonté publique, et les moyens financiers ad hoc, permettra aux énergies renouvelables de se faire une place au soleil. Le photovoltaïque représente, en cette fin 2005, 0,01 % de l'énergie consommée en France. PROGRAMME ENERGIE : UN CREUSET D'INNOVATIONS

Depuis près de vingt ans, le CNRS soutient les recherches sur l'énergie, via divers programmes interdisciplinaires (Pirdes, Ecotech, Ecodev…). Lancé en 2002 sous sa forme actuelle, le programme Énergie, qui a reçu le soutien de la DGA et du ministère de la Recherche, est destiné à animer, coordonner et promouvoir, au sein du CNRS et dans les formations qui lui sont associées, les recherches susceptibles de déboucher sur des modes innovants de production, de stockage et de gestion de l'énergie. Le programme Énergie repose sur trois principes : la réflexion prospective au sein de groupes d'analyse thématique (GAT) ; les appels à proposition, destinés à animer, coordonner et promouvoir des domaines de recherche identifiés dans la phase de réflexion ; enfin, les projets de recherche, d'une durée de deux ou trois ans, qui peuvent être considérés comme des laboratoires académiques sans murs, avec un objectif bien défini. Les principales avancées sont expertisées et présentées lors d'un colloque annuel. La poursuite du programme se déroulera dans le cadre de la toute jeune Agence nationale de la recherche.


1. Unité mixte de recherche CNRS rattachée à l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon, qui l'héberge, et à l'université Claude Bernard Lyon-I (UCBL).
2. Implanté à Savoie-Technolac et associant le CNRS, le CEA, le CSTB et l'École supérieure d'ingénieurs de Chambéry, l'Ines aura pour mission de dynamiser en France la recherche sur les énergies solaires pour le bâtiment.
3. Un capteur photovoltaïque est constitué de matériaux semi-conducteurs qui transforment la lumière du soleil en énergie électrique.
4. Le capteur thermique absorbe les photons solaires et les transforme en chaleur, laquelle est transmise à un liquide ou à un gaz qui la transporte vers un réservoir de stockage d'énergie.
5. Laboratoire CNRS / Université Strasbourg-I.
6. Le rendement est la capacité d'un capteur photovoltaïque à transformer le rayonnement solaire en énergie électrique.
7. Laboratoire CNRS / École nationale supérieure de chimie de Paris / Université Paris-VI.
8. L'Irdep a été créé en janvier 2005 par le CNRS, EDF et l'École nationale supérieure de chimie de Paris.
9. Le sol, à partir de 2 mètres (et plus encore à partir de 4 mètres) présente une température moyenne à peu près stable sur l'ensemble de l'année (environ 10 °C).
10. Le rayonnement solaire est capté par un composant spécial qui chauffe l'air ambiant. Lequel, en montant dans la cheminée, circule entre 30 et 60 km/h. La dépression générée à l'intérieur de l'habitat permet à l'air provenant d'un puits canadien ou provençal de circuler naturellement.
11. Le vent dominant, guidé et accéléré sur la partie supérieure de la cheminée, crée une dépression à l'intérieur du conduit et ventile l'ensemble de la maison.

 Publié par Rémy Devaureix
par Vernet Energies
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Mercredi 9 avril 2008

Normalement, celui-ci, s’echappe dans l’atmosphere ou il accentue l’effet de serre. Toutefois, quand on le capte et le purifie, il peut servir a creer de l’energie, pouvant etre consideree comme renouvelable, car liberant moins de gaz a effet de serre que les combustibles fossiles. "Une fois purifie, le methane peut etre directement vendu au reseau de distribution du gaz naturel ou s’utiliser pour fournir de l’electricite pouvant etre exploitee ou revendue a un reseau de distribution." explique Serge Guiot, chef du groupe de bioingenierie environnementale a l’Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (IRB-CNRC).

L’extraction du biogaz, par un processus appele "digestion anaerobie" (DA), s’avere une solution ecologique face a l’accumulation des dechets organiques dans les decharges et les usines d’epuration. Celle-ci est moins dommageable pour l’environnement que le compostage, l’enfouissement ou l’incineration.

Neanmoins, un obstacle devra etre surmonte avant que le methane devienne la future source d’energie verte. En effet, si l’on sait que la DA est une solution au traitement des boues et des eaux usees, les agriculteurs y recourent deja a petite echelle pour produire leur electricite pour leur exploitation, il est par contre plus difficile de convaincre les decideurs que la DA pourrait traiter d’autres types de dechets a grande echelle et produire de l’energie.

Pour ce faire, M.Guiot et son equipe ont entrepris la fabrication d’une unite de DA mobile, qui visitera des sites  ou sont traites des dechets, afin de montrer la DA sur les lieux, avec de vraies ordures. L’equipe passera 6 mois a chaque endroit et donnera une estimation du volume de methane theorique qui pourrait etre atteint, et donc d’une idee de l’avantage economique. Cette unite mobile du CNRC s’inscrit dans un projet de Ressources naturelles Canada finance par le Reseau canadien d’innovation dans la biomasse (RCIB) et dont le but est de trouver des moyens pour convertir les dechets en energie.


Source :

http://www.bulletins-electroniques....

par Vernet Energies
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Dimanche 6 avril 2008



Biomasse

Fondée en 1974 a Ottawa, la societe a fait d’importants investissements dans les techniques enzymatiques de traitement des fibres au cours des trente dernieres annees. Ces investissements lui ont permis de devenir le chef de file mondial dans l’utilisation industrielle des technologies enzymatiques. L’usine peut traiter jusqu’a 40 tonnes de paille de ble chaque jour. Elle utilise des enzymes produites par une installation de fermentation adjacente et fonctionnant 24h/24, 7 jours sur 7. Le procede de conversion utilise et mis au point par Iogen Corporation se deroule en quatre etapes. Le pretraitement prepare la biomasse a subir l’action des enzymes. Vient ensuite l’hydrolyse, d’une duree de 7 jours en milieu aere a 50.C qui precede la fermentation. Cette troisieme etape necessite l’ajout d’une enzyme initialement developpee a Purdue University : l’enzyme Saccharomyces 1400(LNH-ST). En dernier lieu, la filtration puis distillation permettent la recuperation de l’ethanol hautement purifie. L’un des principaux sous-produits de la conversion est de la lignine, une substance organique qui impregne les fibres du bois et les rend impermeables, inextensibles et rigides. La societe n’ayant trouve aucune application a ce sous-produit, il est donc brule au sein meme de l’usine et fournit l’energie necessaire au fonctionnement de l’ensemble de l’installation. Debut 2006, la societe Volkswagen, en collaboration avec Shell, a annonce vouloir participer a une etude de faisabilite sur la construction d’une usine basee sur le procede Iogen, en Allemagne. Le vice-president d’Iogen, Jeff Passmore, a indique, qu’a sa connaissance, c’est la premiere fois qu’un constructeur d’automobiles envisage de s’impliquer dans la production de carburant. Selon lui, l’interet de Volkswagen decoule des objectifs exigeants imposes a l’Union europeenne en matiere de reduction des Gaz a Effet de Serre, afin de respecter le protocole de Kyoto. Au contraire, le Canada n’a pas de reglementation sur les emissions de GES des vehicules. Le gouvernement se fie sur la bonne volonte des constructeurs pour reduire les emissions. Par ailleurs, la societe est en pourparlers avec le ministere federal canadien de l’Industrie a propos de la construction d’une usine, que serait probablement situee en Saskatchewan ou en Alberta.

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par Vernet Energies
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Vendredi 4 avril 2008

Anton Milner, CEO, Q-Cells AG

En témoigne un énorme chantier dans la "Solar Valley" de Thalheim (district de Bitterfeld) construisant des installations de production de cellules photovoltaïques qui transforment les rayons du soleil en électricité. Ce site est porteur d’espoirs gigantesques : 10.000 emplois devraient y être créés d’ici 2012 d’après l’entreprise Q-Cells AG (Thalheim), cotée à la bourse technologique TecDAX. Q-Cells prévoit de réaliser cette année un chiffre d’affaires de 700 millions d’euros, soit 30% de plus qu’en 2006, comme l’annonce son PDG et fondateur Anton Milner. "Mais si les affaires restent aussi florissantes, nous allons construire ici de nombreuses usines et créer le plus grand centre photovoltaïque au monde", renchérit le porte-parole de l’entreprise, Stefan Dietrich. Il insiste sur l’importance de la recherche et du développement de nouvelles technologies en raison de la rareté de la matière première, le silicium, nécessaire à la fabrication de cellules photovoltaïques.

 

M. Dietrich précise que Q -Cells compte collaborer étroitement avec le futur centre de recherche sur les cellules photovoltaïques, un projet commun de la Société Fraunhofer, du gouvernement fédéral et de l’Union européenne qui sera installé à Halle. La "Solar Valley" qui concentre plusieurs entreprises ayant suivi Q-Cells et qui fait travailler 1.400 personnes est déjà considérée comme l’un des plus grands centres de l’industrie solaire en Europe. L’entreprise, lancée il y a six ans par quatre personnes compte aujourd’hui près de 1.000 employés.

"Le changement climatique est un sujet très sérieux, nous voulons devenir les pionniers européens du développement et de l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine des énergies renouvelables", affirme pour sa part le Ministre-président Wolfgang Böhmer (CDU). L’industrie solaire, l’éolien, les bioénergies et les biocarburants sont des secteurs d’avenir. Le Ministère de l’économie de Saxe-Anhalt à Magdebourg estime que les énergies renouvelables représentent 17,6% des sources énergétiques utilisées dans ce Land.


Source :

http://www.bulletins-electroniques....

par Vernet Energies
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Mercredi 2 avril 2008
L'AVEZ VOUS PECHE ?
par Vernet Energies
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